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bœuf
à griller
côtes
premières d'agneau
foie
de veau
côtes
de veau
poitrine
fumée crue
grillade
de porc
poivre
noir
huile
d'arachide
cumin
Cayenne
huile
d'olive
citron
ail
harissa
moutarde
forte
sauge
Bœuf
: Le couper en portion individuelles, l'enduire de poivre noir, puis
d'huile d'arachide. Laisser reposer une heure avant de passer au gril.
Agneau
: Saupoudrer les côtelettes d'un peu de poivre noir, cumin, Cayenne, et
badigeonner d'huile d'olive. Laisser reposer environ une demi-heure
avant de cuire.
Foie
de veau : Faire mariner une petite demi-heure dans un mélange d'huile
d'olive et de jus de citron, dans lequel macère également une gousse
d'ail finement écrasé. Cuire à feu moyen.
Côtes
de veau : Les faire mariner une heure dans un mélange d'huile d'olive,
de whisky, et de jus de citron, où est dilué un peu de harissa. Cuire
à feu moyen.
Poitrine
fumée : Saupoudrer d'un peu de poivre noir et cuire à feu moyen.
Grillade
de porc : Hacher finement des feuilles de sauge, et les incorporer à de
la moutarde forte. Enduire les grillades de ce mélange, et laisser
reposer une heure avant de griller à feu moyen.
Bien
entendu, on enrichira ce mélange grillé par diverses merguez,
chipolatas, et autres saucisses régionales.
Même
avis que précédemment pour le vin, sinon que l'on ira plus tôt vers
un Châteauneuf-du-Pape, ou un Gigondas.
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Une
soirée au coin du feu (Morin - Partie III)
Ce
soir-là, la famille Morin prenait son repas au coin du feu. Le père
avait fait son cinéma habituel : "Ginette va me chercher des
bûches et le bouquin de Cadour! Vanessa, éclaire-moi ! Jordi, si tu
touches au feu, tu prends une claque ! C'est compris ?".
Bien
entendu, il n'y avait pas eu assez de braises pour cuire les patates,
les saucisses avaient roulé dans le feu, et pour couronner le tout,
René Morin s'était brûlé toute la main droite en flambant les
bananes, que du coup, il avait flanquées par terre. Bref, il était
d'une humeur de dogue.
Pourtant,
la famille s'était installée devant la cheminée, pour une veillée
des familles à l'image de celles qui illustraient les édifiantes
leçons de lecture de mon école primaire (O combien !)
Papa
somnolait dans le fauteuil, Maman tricotait avec patience, et la petite
fille lisait un magazine de son âge. Le petit garçon alignait des
soldats de plomb; Médor, le chien fidèle, dormait paisiblement sur le
tapis, tandis que Minou, le gros chat, ronronnait au coin de l'âtre.
Bref, le topo habituel.
Tout
à coup, Médor le chien émit un son incongru. On pourrait même
insinuer qu'il avait pété. Le chef de famille, éveillé en sursaut,
allongea un grand coup de pied au clébard. Le petit Jordi, qui
détestait que l'on fit sans raison du mal aux animaux, prit un air
sombre.
Le
paternel s'en aperçu, d'autant qu'il s'en méfiait depuis leurs
récentes parties de plein air. "Tu n'es pas content, petit
con?" interrogea-t-il aimablement. Jordi tira la langue, et fut lui
aussi rétribué d'un coup de pied.
La
mère leva les yeux de sa layette. Un instant apitoyée, elle se reprit
très vite : "Si tu continues, le Père Noël ne t'apportera
rien". Jordi en conçu une mortelle inquiétude, et le père lui
porta le coup de grâce : "De toutes façons, le Père Noël
n'existe pas!".
Consternation
dans l'assemblée. Jordi croit d'abord à une blague, mais il se
souvient que ce n'est pas le genre de Papa.
Il
se tourne alors vers sa mère, et d'une supplique muette, réclame un
démenti. La créature, courageuse comme pas deux, se dépêche de
retourner à son ouvrage.
La
petite sœur assène l'argument massue : "Comment veux-tu qu'il
passe par le petit conduit de la cheminée?" Jordi est ébranlé,
mais fait front en traitant tout le monde de menteurs, ce qui lui vaut
une claque retentissante.
"Je
m'en fous, (autre claque pour apprendre à être poli), le Père Noël
viendra seulement que pour moi, et vous n'aurez rien !" Toute la
famille s'esclaffe de bon cœur. Alors, le petit Jordi, assis sur la
carpette, se sent placé dans la peau de l'explorateur dans une marmite,
tandis que des cannibales hilares l'entourent, et se moquent
effrontément.
Cette
image cruelle lui a donné une idée fumante. Lorsque toute la famille
est montée se coucher, il redescend subrepticement, récupère un
brandon mal éteint, et il met avec application le feu aux rideaux.
La
suite est du domaine des faits divers : Toute la famille a péri dans
les flammes, seul le petit dernier a survécu par miracle. On ne tancera
jamais assez l'imprudence de ces grilleurs du Dimanche, qui ne devraient
pas s'éloigner de leurs soupes instantanées.
Aujourd'hui,
Jordi a grandi, et il aime les enfants. Chaque année, devant les grands
magasins au mois de Décembre, il se vêt en Père Noël, et enquiquine
les parents avec son appareil de photo. |