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Tomates à la provençale

  • Ingrédients

belles tomates

ail

persil

huile d'olive

  • Recette

Choisir de belles tomates et les couper en deux dans leur largeur. Enlever les graines. Préparer un hachis composé de deux tiers de persil et d'un tiers d'ail haché, et l'allonger à l'huile d'olive.

 

Mettre les tomates à cuire dans un panier à grillades, et les faire cuire à la braise, côté chair exposé à la chaleur. Retirer du feu quand la tomate à légèrement noirci en surface et qu'il est net qu'elle a bien commencé à cuire. Disposer le hachis d'ail, persil à l'huile d'olive dans toutes les alvéoles dont on a retiré les graines..

 

Remettre sur le feu, partie coupée vers le haut, et laisser cuire doucement environ vingt minutes. Puis, les retourner et cuire encore une dizaine de minutes, sans laisser l'ail brûler.

 

Il faut boire du rosé ou du rouge de Provence, c'est logique. Il existe également ci et là en Provence, des blancs pétillants de méthode champenoise, qui rendent l'huile d'olive et l'ail particulièrement savoureux et digestes.

  • Mutation de la tomate

Bien avant l'aube de l'humanité, à cette époque farouche où les grands vauriens régnaient en maîtres sur la planète, la tomate n'était pas l'anodin et débonnaire légume que nous connaissons aujourd'hui.

 

Elle appartenait à la famille des sangsues, et vivait dans les marécages où elle se gorgeait du sang des farouches dinosaures venus faire trempette. Son aspect rouge, rond et gorgé de jus, date de ces temps farouches.

 

Avec la disparition des dinosaures, que certains expliquent par une brusque prolifération de la tomate, cette dernière dut adapter son mode vie farouche pour assurer sa subsistance, et elle se mit à s'abreuver aux sillons, que les guerres inter-tribales de la fin du paléolithique farouche remplissaient de sang impur. C'est ainsi que la tomate devint légume, et ne changea pas de statut jusqu'à une époque récente, où elle devint extra-terrestre.

 

En effet, le désir farouche de produire toujours plus, et tant pis si c'est insipide et invendable, a conduit nos industriels nabuts à développer la culture hors-sol. C'est à dire que les racines ne sont plus dans la terre. Carrément. Dans des serres surchauffées, et saturées d'humidité, les plants de tomates flottent en l'air, et se nourrissent de rien, pourvu que ce soit chimique. Bien sur, elles restent blanches et il faut ensuite les teinter pour leur donner un aspect engageant, mais le procédé est économique.

 

Toutefois, ce traitement à un effet curieux sur les légumes, qui semblent opérer un retour à leur forme originelle sous l'influence de ce mode de culture. A Marmande, on aurait vu de farouches tomates ramper sur les vitres d'une serre. Dans certaines exploitations, les éleveurs n'osent plus entrer dans les serres, car on a parlé de transmissions de maladies farouches après des morsures de tomates.

 

Ces phénomènes sont inquiétants. Bientôt, on ne pourra plus manger de nouilles à la sauce tomate si l'on est végétarien, car on parle également d'une régression de la nouille vers son stade serpentaire originel et farouche.

 
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