O
toi mon cher camembert
Je
t'aime bien solitaire,
Lorsque,
précédant le dessert,
C'est
toi que l'on me sert.
O
toi mon beau camembert,
Pour
toi l'on comble mon verre
D'un
nectar vieux et bien ouvert
Et
non point d'un vin trop vert.
O
toi mon bon camembert,
Ton
goût couleur de terre,
Ta
saveur qui régénère,
Me
réjouissent le gaster.
O
toi mon doux camembert
Ta
pâte parfois si délétère
Est
comme un plaisir de chair,
C'est
le baiser d'une vachère.
O
toi mon rond camembert,
Tu
es la roue de l'univers
La
bouchée noble qui me libère,
Des
tables les plus amères.
O
toi mon fort camembert,
Ton
parfum emplit ma resserre
Et
je flotte heureux dans cet éther,
Dans
cette étrange claquosphère.