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deux
douzaines de belles langoustines
deux
citrons
trois
piments rouges forts
huile
d'olive
une
gousse d'ail
deux
feuilles de laurier
sel
Retirer
les graines des piments et hacher ces derniers finement. Les mélanger
à trois cuillers à soupe d'huile d'olive et au jus de deux citrons.
Ajouter deux feuilles de laurier coupées en fragments, une petite
gousse d'ail écrasée, et saler généreusement. La marinade peut
éventuellement être corsée avec du Tabasco, ou du piment de Cayenne.
Sous
chaque langoustine, de la queue à la tête, pratiquer une incision à
l'aide de petits ciseaux pointus. Mettre les crustacés dans la
marinade, mélanger longuement, et laisser reposer deux heures, en
remuant de temps en temps.
Mettre
à griller au dessus de braises assez vives, et servir quand elles ont
pris de la couleur sur toutes les faces. Elles peuvent même noircir un
peu, mais ne pas les laisser sécher.
Il
faut un vin frais mais suffisamment long en bouche pour ne pas être
tué par le festival d'épices et d'aromates, comme par exemple un
Pessac-Léognan. On peut également s'amuser d'un sauvignon, tels le
Bergerac ou le Côtes-de-Duras.
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Inutile
de le cacher plus longtemps, le piment laisse des traces. Bien avant
même son ingestion, ses dégâts peuvent être dramatiques.
Par
exemple , lorsque l'on se frotte les yeux avec des doigts ayant
manipulé du piment, cela brûle horriblement. Imaginons un instant ce
que cela produit lorsque pareille mésaventure arrive par exemple à un
boxeur, contraint alors de fermer les yeux. C'est pour cette raison que
les boxeurs portent toujours des gants.
Autre
exemple, il est arrivé que, faisant la sieste sous un pimentier, un
individu a été surpris par la pluie, et recouvert de sauce piquante.
C'est pour cette raison qu'il ne faut pas s'abriter sous les arbres en
cas d'orage.
Enfin,
tout le monde connaît la douloureuse aventure qui est arrivée à cet
explorateur fiévreux, qui, ayant entendu parler d'une plante qui
guérissait la malaria, s'est trompé dans ses estimations et a utilisé
un petit piment rouge en guise de suppositoire. C'est pour cette raison
qu'il faut toujours lire la notice avant de prendre un médicament.
A
l'ingestion également, on ne compte plus les palais en feu, les
oesophages décapés, les estomacs ulcérés, les boyaux tourmentés, ou
les évacuations du style Vésuve et Stromboli réunis. C'est pour cette
raison que les amateurs de piments sont souvent d'excellents danseurs de
claquettes.
Il
faut donc se méfier du piment qui envahit notre civilisation sous les
formes les plus diverses : Fruits, poudres, huiles, sauces, pâtées
pour animaux, etc... Personne
n'est à l'abri. D'ailleurs ne dit-on pas "Cela va de piment pis?"
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